Stadler Administrateur
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| Sujet: 15/6/8 - R. Strauss - Dble Ctino pour Clar, Basson et Cordes Sam 14 Avr - 19:33 | |
| Le dimanche 15 juin 2008 à 20h, l'Orchestre Symphonique de la Monnaie propose au Bozar de Bruxelles Richard Strauss : Ein Heldenleben, poème symphonique, op. 40 Olivier Messiaen : Couleurs de la Cité Céleste Richard Strauss : le Double Concertino pour clarinette, basson et orchestre à cordesL'Orchestre est sous la direction de Kazushi Ono; Jan Michiels au piano; Ivo Lybeert à la clarinette et Dirk Noyen au basson. Nous avions déjà abordé ce Double Concertino ICIUne occasion rêvée d'entendre le prince (ou l'ours) - le basson - auprès de la princesse - la clarinette | |
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| Sujet: Re: 15/6/8 - R. Strauss - Dble Ctino pour Clar, Basson et Cordes Ven 20 Juin - 9:21 | |
| Compte-renndu de ce concert dans La Libre Belgique : - Citation :
- Un immense élan de reconnaissance
Martine D. Mergeay
Mis en ligne le 17/06/2008
Au terme d'un concert emblématique au Bozar, Kazushi Ono triomphe. Le chef sortant de la Monnaie a choisi Strauss pour boucler la boucle. Le programme, assez marginal, était aussi très exigeant, avec "Couleurs de la Cité céleste" (1963) d'Olivier Messiaen, pour instruments à vents et percussions, dont une partie concertante de piano tenue avec brio par Jan Michiels, et deux oeuvres de Richard Strauss, le souriant "Duo concertant pour clarinette, basson et orchestre à cordes" (1947) et le colossal "Ein Heldenleben" (Une vie de Héros), composé cinquante ans plus tôt, par un compositeur déjà en pleine possession de ses moyens.
Ono avait ouvert sa première saison avec "Elektra" de Strauss, six ans plus tard, il s'en va sur la musique de ce même Strauss dont il parviendra, une nouvelle fois, à dégager un maximum de couleurs, de brillance, de puissance, sans quitter l'élégance et le style qui caractérisent tout son travail.
Autant Messiaen se présenta comme une suite de déflagrations éclatantes, avec, face aux percussionnistes électrisés, le magicien Ono lançant ses sorts, autant le concertino de Strauss se glissa voluptueusement dans le flux mélodique des cordes, rehaussé par le dialogue volubile des vents solistes. D'un côté comme de l'autre, une très grande virtuosité - de l'orchestre, des solistes (nombreux) et du chef -, mais indéniablement une inspiration plus ardente chez Messiaen que chez un Strauss résolument léger (sauf pour les solistes), avec ses enchevêtrements infinis de phrases charmeuses...
Une vie de héros
Quarante minutes d'une venue, en deuxième partie, pour décrire le héros, sa vie, son oeuvre, dans un somptueux poème symphonique à rebondissements. Ono dirigeait de mémoire, mieux : "par coeur". Il fit se dérouler cette orgueilleuse biographie comme l'histoire de chacun, dans la miniature comme dans la fresque, dans la compassion comme dans la violence, cédant le discours de l'amour à Tatiana Samouil, sa Konzertmeister, dans la large section concertante décrivant "la compagne du héros", pour reprendre le combat de plus belle, consacrer la victoire et arriver, enfin, à l'apaisement.
A lui seul, le concert méritait la réaction la plus chaleureuse mais les vingt minutes d'ovation adressées au chef par une salle debout et un orchestre résolument assis exprimaient avant tout une immense reconnaissance à celui qui quittera La Monnaie à la fin du mois (pour reprendre les mêmes fonctions à l'Opéra de Lyon), reconnaissance à l'artiste inspiré, au professionnel performant, au guide infaillible, à l'ami. Reconnaissance et adieu. On se consolera en se rappelant que "c'est quand tout va bien qu'il importe de changer...", en espérant que ledit changement se concrétise rapidement avec la nomination concertée d'un successeur et en mesurant qu'avec le TGV, Lyon est à 4h30 de Bruxelles. Source : La Libre | |
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